Liaison ionique

La liaison ionique unit par attraction électrostatique des ions de signes contraires.Dans le cas du chlorure de sodium Na+Cl par exemple, la formation simultanée des ions est due au transfert d’un électron de l’atome de sodium vers l’atome de chlore ; le sodium prend la structure électronique stable du gaz rare de plus proche (le néon) et le chlore prend celle de l’argon. Les cristaux ioniques fondus ou en solution dans l’eau sont ainsi des liquides conducteurs et électrolysables.

La liaison ionique est donc le résultat de l’attraction électrostatique entre ions de signes opposés, par exemple Na+ et Cl. De cette attraction résulte ordinairement le chlorure de sodium cristallisé (sel de table). On peut, pour obtenir le chlorure de sodium, faire réagir le sodium sur le chlore. La réaction s’accompagne d’une ionisation à la fois du sodium et du chlore, résultat du transfert de l’unique électron 3s de l’atome Na sur le niveau 3p de l’atome Cl. Du point de vue énergétique, la réaction fait intervenir l’énergie d’ionisation, absorbée par l’atome Na (5,14 eV), l’affinité électronique, dégagée par l’atome Cl (3,82 eV), et enfin l’énergie dégagée lors du rapprochement des ions à la distance d’équilibre, pour laquelle la répulsion des centres positifs compense l’attraction des ions. L’ensemble est très exo-énergétique (le sodium brûle dans le chlore) ; la liaison ionique est une liaison forte, et la fusion des cristaux ioniques n’intervient qu’à température relativement élevée (800 °C pour NaCl). La fusion d’un cristal ionique ainsi que sa dissolution dans l’eau, lorsqu’elle est possible, libèrent les ions : liquide de fusion et solution aqueuse sont électrolysables.

La liaison ionique n’est cependant possible que si, d’une part, l’atome donnant naissance au cation est à faible potentiel d’ionisation (métaux alcalins et alcalino-terreux par exemples) et si, d’autre part, l’atome fournissant l’anion possède une forte affinité électronique (halogènes, oxygène, soufre…). Les ions formés à partir des éléments cités par transfert d’un ou de deux électrons ont la configuration externe (octet) particulièrement stable des gaz inertes, desquels ces éléments sont d’ailleurs voisins dans la classification périodique. Cette règle simple, énoncée par Kossel, n’est cependant pas générale ; de nombreux métaux, appartenant en particulier aux séries de transition, y font exception. (d’après l’encyclopédie Larousse).

Articles associés :

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s